Je vis, je meurs ; je me brûle et me noît. Ces mots ont été écrits par Louise Labé, et pourtant j’ai l’impression qu’ils émanent de moi. Je vis, certes mais surtout je meurs. Ma curiosité se meurt, mon optimisme se meurt, Je me meurs. J'essaie de vivre, je finis juste par essayer de survivre, J’essaie de tenter, d’oser, je finis par vivoter. On me dira : "aime, sois la lumière dans l’obscurité" Je leur répondrai, "certes, mais à trop vouloir combattre l’obscurité, la lumière finit par vous brûler " Je me brûle, mais surtout je me noie Dans le mythe d’Icare, on ne le prévient pas seulement du Soleil qui chatoie, Mais aussi et surtout de la mer qui noie. Car à se pencher trop du bateau, on finit par tomber à l’eau. Et une fois tombés, on ne peut plus remonter On est noyés, à jamais damnés. Comment vais je réussir à trouver l’entre deux ? Celui qui m’évitera le plus longtemps possible d́etre rappellée à Dieu ? Je ne sais pas, je ne sais plus, J’ai l’impressions de ne pas avoir vécu, Mais pourtant d’en avoir assez De ce monde compliqué Certains me poussent à continuer, à encire essayer, Ils essaient de me montrer leurs bienfaits. A eux, je leur adresse cette parole d’honneur : "Certes, mais vous avez oublié quelque chose de majeur : je me meurs"

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