Il n’a pas de visage, pas de bruit, pas de pas, Juste une main serrée qui pèse sur tes bras. Il vit dans les silences, entre deux respirations, Chuchote “dépêche-toi” au creux de tes questions. On le voit pas, mais il plie les épaules, Mange l’appétit, vole les mots, vide les rôles. Il fait du bruit dans la tête quand tout dort dehors, Un marais sans eau où on s’enlise encore. Et pourtant… On l’apprend, on le dompte, on respire à côté, On le nomme “fatigue” pour pouvoir l’arrêter. Car l’invisible, mon ami, c’est pas invincible, Un vers, un souffle, et il devient plus petit.