Je lace mon masque avant le premier pas, Je joue la scène, l’air léger, presque beau, Un sourire accroché pour cacher l’éclat, Qui trahit ce que je tais tout bas. La salle applaudit, c’est la grande illusion, Des regards qui croient voir un ciel sans nuages, Je tiens debout sur du verre, sans friction, Et je renvoie l’écho des autres visages. Quand tombe le soir et le dernier décor, Il reste ce creux, ce grand vide sonore, Je retire l’armure, je pose l’or, Et je respire, loin des miroirs, encore.
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